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DEPUTE de l’Isère, il vota pour la loiNé le 20 mai 1873. Député de l'Isère de 1898 1902 et de 1904 à 1910. Il manifesta très tôt son goût pour la politique en collaborant alors qu'il était lycéen, à un journal révolutionnaire de Commentry. Il avait choisi le pseudonyme de Zévaès en pensant à la fois à l'écrivain Michel Zévaco et à Jules Vallès. Il conserva ce pseudonyme sous lequel il se fit élire; c'était alors le seul admis à la chambre. Il fait partie avec Jaurès, Jules Guesde et Viviani, du comité de vigilance désigné par le parti socialiste pour se dresser contre l'agitation nationaliste anti-dreyfusarde.Il dépose de nombreuses propositions de loi qui, toutes, témoignent de son sens social : sur "l'organisation générale et immédiate des retraites et des soins de maladie pour les travailleurs", sur "les règlements d'atelier", sur les accidents du travail, sur le repos hebdomadaire à accorder aux employés de commerce et de magasin. Il propose "la suppression des sous-préfets", la suppression du budget des cultes, il demande d'interdire l'intervention de l'armée dans les grèves. Il dépose un projet de résolution "tendant à faire élire par les ouvriers les inspecteurs du travail". L'anticléricalisme de Zévaès se manifeste le 10 juin 1904, alors qu’Emile Combes est pris à partie à propos de l'affaire du "million des chartreux" et accusé d'avoir reçu des offres considérables pour autoriser cette congrégation. Le 14 mars 1906, il demande au gouvernement Sarrien qui se présente de "dompter la rébellion cléricale et aussi de "mettre un terme à l'arrogance militaire". Plus humainement, il demande une enquête sur la catastrophe de Courrières et rapporte une loi tendant à établir le repos hebdomadaire en faveur des ouvriers et employés. Zévaès, qui s'était inscrit au barreau parisien en novembre 1905, défendit Raoul Villain, l'assassin de Jaurès qui, après plus de quatre années de prison préventive, bénéficia d'un arrêt d'acquittement. A voté en faveur de la loi sur le droit d'association.