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L'anticléricalisme

 

L’anticléricalisme est une riposte au cléricalisme. Cela paraît une évidence. On peut dire aujourd’hui aux cléricalismes, parfois non religieux. Il est impossible de réduire la laïcité, conception politique et philosophique, à l’anticléricalisme. Il apparaît pourtant qu’ils ont des histoires parallèles et souvent mélées. Une des tâches des laïques aujourd’hui est de les distinguer. L’essentiel de la conception de l’homme et du monde qui fonde l’humanisme laïque s’est constitué durant l’Antiquité classique. Le philosophe Protagoras a synthétisé cette conception dans la célèbre phrase « L’homme est la mesure de toutes choses ». La critique anticléricale s’est d’abord exprimée dans quelques textes de l’Antiquité tardive lors de la diffusion du christianisme dans l’Empire romain. Il s’est propagé par des manifestations populaires tout au long du Moyen Age. C’est au XIX° siècle qu’il a trouvé son mot d’ordre « A bas la calotte ! ». On mesure la différence. Toutefois il faudra toujours garder à l’esprit que l’humanisme laïque ne serait pas ce qu’il est, ou peut-être ne serait pas tout court, si l’anticléricalisme populaire n’avait pas conservé sa virulence et sa chaleur.

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Nécessité et limites de l’anticléricalisme
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  • Famille et laïcité  ( 4 items )

    FAMILLES ET VIVRE ENSEMBLE


    Fer de lance du mouvement laïque, la Ligue de l’enseignement déploie ses activités depuis prés de 150 ans sur l’ensemble du territoire. Elle est structurée dans chaque département et dans chaque région de France. Au travers de ses 30.000 associations affiliées, ce mouvement d’éducation populaire est en particulier au service de quelques deux millions de mineurs qui, chaque année, participent à une ou plusieurs de ses activités. Elle est directement ou indirectement en relation avec les parents. Elle met de fait enœuvre une action familiale. Pour accompagner cette action familiale multiforme, parfois encore non conçue comme telle, la Ligue de l’enseignement met en ligne une série de ressources présentées ci-dessous. La famille est, comme l’école, un lieu de socialisation décisif. Refusant la « famille bastion » les militants familiaux laïques s’investissent pour une « famille libératrice » à la fois ouverte sur la société et lieu privilégié de l’amour et du bonheur. Dans une société devenue multiculturelle, la famille est, comme l’école, une des clés majeures du vivre ensemble.


    Rappelons-le, la famille emporte tous les suffrages. Cela apparaît dans les enquêtes d’opinion publiées par la SOFRES. C’est d’abord et surtout en la famille qu’on place sa confiance: à 92 % en 1985, à 93 % en 1993. Pour les jeunes c’est le mot le plus important (96 %) avec l’amitié (99 %). Les gens voient, à 66 %, la principale cause d’échec scolaire dans un environnement familial défavorable. Cet attachement est donc clairement et massivement exprimé. Un ensemble de dispositions adoptées en 1939, et grandement réformées depuis, sont désignées comme Code de la Famille. Des dispositions de droit public, de droit social, fiscal et même commercial font partie de ce droit de la famille. Ce droit porte la marque des affrontements et des compromis politiques qui ont accompagné sa formation. Ses obligations sont surveillées par les juges. Ses prescriptions sont mises en œuvre par le gouvernement et l’administration. Le résultat est la politique familiale.

    Le présent site présente les réflexions théoriques accompagnant l'action de la Ligue de l'enseignement, en particulier sur la politique familiale et le mouvement familial, avec une série de références bibliographiques (revues, livres...).

    Un deuxième site "La laïcité à l'usage des éducateurs" est un site sur les pratiques, donant des réponses concrètes aux questions concrètes se posant dans la vie quotidienne. Par exemple:
    Des parents peuvent-ils imposer des pratiques religieuses à leurs enfants ?
    Les parents peuvent-ils obliger leurs enfants à porter des signes ou des tenues manifestant une appartenance religieuse ou politique ? Peuvent-ils le leur interdire ?
    Dans quelles limites les parents peuvent-ils gérer la santé de leurs enfants ?

  • Qu'est-ce qu'une société multiculturelle ?  ( 7 items )


     Conséquence directe du colonialisme puis de la politique d’immigration, la France est aujourd’hui une société multiculturelle. En une trentaine d’années, le pays s’est transformé avec aujourd’hui sept à huit millions de personnes originaires de pays d’Afrique et d’Asie. Les trois quarts sont citoyens français. La tradition républicaine d’assimilation reste forte. La politique multiculturelle, telle qu’elle est officiellement pratiquée au Canada ou dans d’autres pays anglo-saxons, est à la fois mal connue et critiquée. Un certain pragmatisme prévaut dans les politiques d’intégration. Mais on constate une montée importante des extrémismes identitaires.

    Comme toutes les institutions et toutes les écoles de pensée, le mouvement laïque se cherche devant cette nouvelle situation. La question est abordée par le biais de l’école : enseignement des faits religieux, port de signes religieux….mais aussi sur des thèmes comme le « droit au blasphème ». Un constat général semble se dégager : la mondialisation s’accompagne de réaffirmations identitaires à tous les niveaux. La France apparaît riche d’une expérience laïque qui fut aussi une gestion des différences, ce qui est trop oublié. Même si elles n’étaient que religieuses et non ethniques, la République laïque a garanti la liberté d’expression de ces différences. Devant cette nouvelle question, il nous appartient d’être à la hauteur de notre passé.

  • L'Alsace et la Moselle  ( 7 items )

     

    Depuis le rattachement à la France en 1918, les organisations laïques demandent que le bénéfice des lois de laïcisation de l’Ecole et de l’Etat soit étendu aux trois départements de Moselle, du Haut-Rhin et du Bas-Rhin. Sans résultat à ce jour. Cette question a pris une acuité et un sens nouveaux avec la progression remarquable de l’islam dans les trois départements concernés. Culte non reconnu, il dépasse aujourd’hui deux des quatre cultes reconnus (juif et réformé) et talonne un autre (luthérien). Le nombre des personnes de culture musulmane est estimé à 120.000. Il faut aussi prendre en compte la baisse des pratiques religieuses et la hausse très importante des dispenses de cours de religion. La construction européenne est également un facteur, au moins indirect. La plupart de nos voisins sont organisés autour des notions de " droit des religions " (Staatskirchenrecht en Allemagne) et de " liberté religieuse ", proches du droit local et différentes des notions françaises de laïcité, de liberté de conscience et de libre exercice des cultes. Depuis une dizaine d’années les colloques, les publications, les projets se sont multipliés. Nous sommes aujourd’hui à l’heure du choix. Soit le régime des cultes reconnus est étendu à l’islam. Soit les lois laïques sont appliquées sur tout le territoire national. Cette alternative peut paraître rudimentaire à ceux qui connaissent la complexité de la question. Il faudra pourtant la résoudre.

  • Le droit au blasphème  ( 6 items )

     

    Du point de vue laïque, il ne peut exister de « blasphème ». La notion est strictement religieuse. La liberté de conscience implique d’ailleurs la liberté d’expression. C'est donc une question de fond: La Cenequi peux s'arroger le droit de censurer des artistes ? Une liberté de conscience réservée au for intérieur serait un simulacre. Chacun est donc libre de s’exprimer, y compris sur des sujets religieux. Pour les religions monothéistes en revanche la condamnation du blasphème est un thème central depuis un des premiers livres recueillis dans la Bible, le Lévitique : « Si un homme insulte son Dieu, il doit porter le poids de son péché ; ainsi celui qui blasphème le Nom du Seigneur sera mis à mort ». Même son de cloche chez les juifs, les chrétiens et les musulmans. La sentence sera régulièrement exécutée au fil des siècles. La plupart des croyants modernes se sont écartés de ces conceptions. Mais de récentes affaires ont remis au goût du jour les débats sur ce thème. Pour les laïques, une seule certitude : la liberté de penser est absolue ou elle n’est pas.

  • L'émancipation des femmes  ( 6 items )

     

     On peut juger de  l’état d’avancement d’une société à la qualité et à l’égalité des rapports entre hommes et femmes. Du point de vue laïque, entre les religions et les femmes cela n’a jamais été simple. On a pu dire que les femmes aimaient les religions, mais que les religions n’aimaient pas les femmes. Il est généralement vrai que la plupart des religions comptent plus de croyantes que de croyants. Il est avéré que toutes les religions attribuent aux femmes un statut subordonné. 

    L’histoire du mouvement des femmes est illustrée par de nombreux combats d’émancipation contre les interdits religieux, justifications théologiques d’un ordre patriarcal. De la reconnaissance d’une égale dignité de principe à la liberté de disposer de son corps, tout fut à conquérir. Ces acquis restent précaires, même en Europe. Ils restent des objectifs lointains dans de nombreuses parties du monde. Tous les grands textes qui ont marqué les étapes du féminisme contiennent un chapitre sur les relations entre femmes et religions. Ils furent parfois écrits par des croyantes, souvent par des agnostiques ou des athées militantes. Il en ressort que la laïcité est un élément essentiel pour une société d’hommes et de femmes libres.

  • L'action laïque  ( 11 items )

     Jean Macé - http://yannickdeshogues.free.fr

     Il est possible de faire remonter l’action laïque, en tant qu’action collective moderne, au XVIII° siècle. Des petits groupes s’occupaient de la diffusion des pamphlets et libelles contestant le pouvoir clérical. Sous la houlette de Diderot et d’Alembert , les rédacteurs de l’Encyclopédie constituèrent un réseau de grande envergure. A partir de 1848, les associations de libres penseurs se développent. Les militants belges jouent un rôle moteur. A leur exemple, Jean Macé crée la Ligue de l’enseignement en 1866 et le Grand Orient de France se laïcise en supprimant l’évocation obligatoire au Grand architecte de l’univers en 1877. Les deux grandes laïcisations, de l’Ecole puis de l’Etat, sont menées par les Républicains membres ou proches de ces organisations. Les syndicats d’enseignants se constituent au tournant du siècle. Ils deviendront le fer de lance de l’action laïque.

    Après la deuxième guerre mondiale le mouvement laïque prend de l’essor. Un Cartel national laïque est formé en 1947. Des Etats généraux de défense laïque se tiennent le 18 juillet 1948. Un Comité exécutif permanent se transforme en 1951 en Comité national de défense laïque. Il prend le nom de Comité National d’Action Laïque (CNAL) en 1953. Henri Aigueperse, secrétaire général du Syndicat National des Instituteurs avait défini ses principes d’action : « Notre action doit être conduite méthodiquement par des organisations qui y consacrent la plus grande part de leur activité, et sont en mesure de prendre à tout moment les initiatives qui s’imposent. Bien entendu, le SNI, la FEN, la Ligue, la Fédération des parents d’élèves n’ont pas la prétention de monopoliser l’action laïque et de dresser par leurs seuls moyens un barrage efficace devant les entreprises cléricales. Ils savent que pour cela le concours de toutes les forces républicaines est indispensable. Mais comme il n’existe entre eux et l’ensemble de ces forces aucune rivalité politique ou philosophique, ils peuvent raisonnablement prétendre constituer le noyau actif autour duquel un large rassemblement peut toujours s’opérer » (L’Ecole libératrice du 17 III 1949).

    La question solaire est centrale. Cinq organisations composent le CNAL proprement dit : la Ligue de l’enseignement, le Syndicat National des Instituteurs (devenu Syndicat des Enseignants), la Fédération de l’Education Nationale (devenue UNSA-Education), la Fédération des Conseils de parents d’Elèves (FCPE) et les Délégués Départementaux de l’Education Nationale (DDEN). Le CNAL ne prend de décision qu’à l’unanimité. Le secrétariat fut assuré par le SNI et le Président de la Ligue Albert Bayet jusqu’en 1958. Par la suite chaque organisation assume à tour de rôle le secrétariat et la présidence. Depuis 1963, un secrétaire général assure les relations avec les Comités Départementaux d’Action Laïque (CDAL) et les diverses associations (Union Rationaliste, Libre Pensée, Ligue des droits de l’homme, Grand Orient, Droit humain, Grande Loge de France, Fédération des combattants républicains), syndicats (CGT, CGT-FO, CFDT) et partis politiques (Parti Socialiste, Parti Communiste Français, Radicaux de gauche) qui soutiennent le CNAL. Le CNAL connaît son apogée en 1960 avec la bataille contre la loi du 31 décembre 1959 (dite loi Debré) . Onze millions de signatures sont recueillies par les militants laïques. Ces signatures ne seront pas prises en compte par le gouvernement en place.

    Le CNAL a largement fédéré l’action laïque jusqu’en 1984. A la suite de l’échec du projet du gouvernement de gauche de « Service public laïque unique de l’Education Nationale », l’audience du CNAL diminue tout en restant une structure de concertation entre ses cinq organisations. La recomposition syndicale avec la création de la Fédération Syndicale Unitaire, l’intégration de la FEN dans l’Union Nationale des Syndicats Autonomes, où elle devient UNSA-Education, et le changement de dénomination du SNI qui devient Syndicat des Enseignants contribue à cet effacement. La Ligue de l’enseignement explore une voie qui associe bilan historique et ouverture à divers intellectuels. Cette voie est un temps dénommée « laïcité plurielle ». Les associations de soutien se concentrent sur leurs propre développement. Plusieurs apparaissent durant cette période. La grande manifestation du 16 janvier 1994 est organisée par un collectif de 164 organisations. On trouvera les adresses de celles dont la promotion de la laïcité est un des objets principaux dans notre annuaire . Environ 800.000 personnes se sont opposé avec succès à la modification de l’article 69 de la loi du 15 mars 1850 (dite loi Falloux) qui aurait permis une nouvelle augmentation du financement public de l’enseignement privé. Pourtant l’effort s’arrête là, et le mot d’ordre « Ecole publique fonds publics ; Ecole privée fonds privés » ne mobilise plus. Un cycle laïque, centré sur l’Ecole, semble se clore. Avec « l’affaire des foulards » née à Creil en 1989, un nouveau cycle laïque, centré sur le débat sur la société multiculturelle, semble s’ouvrir. Une effervescence inattendue se manifeste par de nombreuses publications, rapports, commissions, regroupements inédits… 

     

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