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Les milieux laïques ont la réputation d’ignorer la famille, son vécu ordinaire et la politique qui la concerne. Ils sont parfois décrits comme « opposés à la famille ». C’est une erreur. Mais une erreur excusable car les laïques manquent de clarté dans leur réflexion sur la famille. Ils sont opposés à l’idéologie « familialiste » selon laquelle la Famille dite « traditionnelle » est la seule famille possible: quasi éternelle et fondement politique de la société.
Nous récusons effectivement ce modèle prétendu intemporel et cette conception politique. La Famille perd son F majuscule et gagne un « s » pluriel. Il y a des familles, et non une entité quasi transcendante. Issus, impliqués et souvent créateurs de familles, les laïques ne sont pas « anti-famille ». Ils veulent une autre famille. Ils travaillent donc à promouvoir une certaine politique envers les familles, une certaine politique familiale indissociable d’une politique sociale générale. Plusieurs associations laïques mènent une réflexion sur le sujet ou certains de ses aspects.
La famille est un lieu de socialisation complémentaire avec l’école publique, alors que l’école privée est souvent conçue comme le prolongement de la famille. Refusant la « famille bastion » les militants familiaux laïques luttent pour une « famille libératrice » à la fois ouverte sur la société et lieu privilégié de l’amour et du bonheur.
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