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L'action laïque

 Jean Macé - http://yannickdeshogues.free.fr

 Il est possible de faire remonter l’action laïque, en tant qu’action collective moderne, au XVIII° siècle. Des petits groupes s’occupaient de la diffusion des pamphlets et libelles contestant le pouvoir clérical. Sous la houlette de Diderot et d’Alembert , les rédacteurs de l’Encyclopédie constituèrent un réseau de grande envergure. A partir de 1848, les associations de libres penseurs se développent. Les militants belges jouent un rôle moteur. A leur exemple, Jean Macé crée la Ligue de l’enseignement en 1866 et le Grand Orient de France se laïcise en supprimant l’évocation obligatoire au Grand architecte de l’univers en 1877. Les deux grandes laïcisations, de l’Ecole puis de l’Etat, sont menées par les Républicains membres ou proches de ces organisations. Les syndicats d’enseignants se constituent au tournant du siècle. Ils deviendront le fer de lance de l’action laïque.

Après la deuxième guerre mondiale le mouvement laïque prend de l’essor. Un Cartel national laïque est formé en 1947. Des Etats généraux de défense laïque se tiennent le 18 juillet 1948. Un Comité exécutif permanent se transforme en 1951 en Comité national de défense laïque. Il prend le nom de Comité National d’Action Laïque (CNAL) en 1953. Henri Aigueperse, secrétaire général du Syndicat National des Instituteurs avait défini ses principes d’action : « Notre action doit être conduite méthodiquement par des organisations qui y consacrent la plus grande part de leur activité, et sont en mesure de prendre à tout moment les initiatives qui s’imposent. Bien entendu, le SNI, la FEN, la Ligue, la Fédération des parents d’élèves n’ont pas la prétention de monopoliser l’action laïque et de dresser par leurs seuls moyens un barrage efficace devant les entreprises cléricales. Ils savent que pour cela le concours de toutes les forces républicaines est indispensable. Mais comme il n’existe entre eux et l’ensemble de ces forces aucune rivalité politique ou philosophique, ils peuvent raisonnablement prétendre constituer le noyau actif autour duquel un large rassemblement peut toujours s’opérer » (L’Ecole libératrice du 17 III 1949).

La question solaire est centrale. Cinq organisations composent le CNAL proprement dit : la Ligue de l’enseignement, le Syndicat National des Instituteurs (devenu Syndicat des Enseignants), la Fédération de l’Education Nationale (devenue UNSA-Education), la Fédération des Conseils de parents d’Elèves (FCPE) et les Délégués Départementaux de l’Education Nationale (DDEN). Le CNAL ne prend de décision qu’à l’unanimité. Le secrétariat fut assuré par le SNI et le Président de la Ligue Albert Bayet jusqu’en 1958. Par la suite chaque organisation assume à tour de rôle le secrétariat et la présidence. Depuis 1963, un secrétaire général assure les relations avec les Comités Départementaux d’Action Laïque (CDAL) et les diverses associations (Union Rationaliste, Libre Pensée, Ligue des droits de l’homme, Grand Orient, Droit humain, Grande Loge de France, Fédération des combattants républicains), syndicats (CGT, CGT-FO, CFDT) et partis politiques (Parti Socialiste, Parti Communiste Français, Radicaux de gauche) qui soutiennent le CNAL. Le CNAL connaît son apogée en 1960 avec la bataille contre la loi du 31 décembre 1959 (dite loi Debré) . Onze millions de signatures sont recueillies par les militants laïques. Ces signatures ne seront pas prises en compte par le gouvernement en place.

Le CNAL a largement fédéré l’action laïque jusqu’en 1984. A la suite de l’échec du projet du gouvernement de gauche de « Service public laïque unique de l’Education Nationale », l’audience du CNAL diminue tout en restant une structure de concertation entre ses cinq organisations. La recomposition syndicale avec la création de la Fédération Syndicale Unitaire, l’intégration de la FEN dans l’Union Nationale des Syndicats Autonomes, où elle devient UNSA-Education, et le changement de dénomination du SNI qui devient Syndicat des Enseignants contribue à cet effacement. La Ligue de l’enseignement explore une voie qui associe bilan historique et ouverture à divers intellectuels. Cette voie est un temps dénommée « laïcité plurielle ». Les associations de soutien se concentrent sur leurs propre développement. Plusieurs apparaissent durant cette période. La grande manifestation du 16 janvier 1994 est organisée par un collectif de 164 organisations. On trouvera les adresses de celles dont la promotion de la laïcité est un des objets principaux dans notre annuaire . Environ 800.000 personnes se sont opposé avec succès à la modification de l’article 69 de la loi du 15 mars 1850 (dite loi Falloux) qui aurait permis une nouvelle augmentation du financement public de l’enseignement privé. Pourtant l’effort s’arrête là, et le mot d’ordre « Ecole publique fonds publics ; Ecole privée fonds privés » ne mobilise plus. Un cycle laïque, centré sur l’Ecole, semble se clore. Avec « l’affaire des foulards » née à Creil en 1989, un nouveau cycle laïque, centré sur le débat sur la société multiculturelle, semble s’ouvrir. Une effervescence inattendue se manifeste par de nombreuses publications, rapports, commissions, regroupements inédits… 

 

Titre de la publication
Chroniques laïques 2011
Chroniques laïques 2010
Définition de la laïcité
Les grands moments
What is laicity ?
La laïcité, malade de l'adjectivite
Chroniques laïques 2009
Chroniques laïques 2008
Chroniques laïques 2007
Bibliographie
Liens
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