Depuis 1792, l’état civil est tenu par les municipalités. Cette gestion est devenue si naturelle qu’on ne pense guère que ce n’est pas le cas dans de nombreux pays, en particulier au Proche-Orient (Liban, Israël, etc.). Les naissances sont enregistrées en mairie, les mariages également. Toutefois, et c’est un vestige des anciennes batailles, un mariage religieux (acte pourtant entièrement privé) ne peut être célébré qu’après la cérémonie civile en mairie. Désormais, la loi exige que les mariées et les témoins soient reconnaissables. Le voile traditionnel doit donc laisser le visage visible. Les décès sont dûment notés. La mort n’est jamais une question simple, y compris au niveau administratif. La mairie est responsable de la police des funérailles et de la gestion des cimetières. Ceux-ci n’affichent pas d’emblèmes religieux, mais les tombes sont librement décorées. Deux circulaires du ministère de l’Intérieur réglementent les carrés confessionnels. |